2084 : UN DIORAMA DU FUTUR | Une exposition/performance de MAIA, Master of Arts in Interior Architecture, HEAD - Genève à Alcova, Milan Design Week 2024 | Étudiants : Ségolène Davister Andreas Laskaris Natalia Krymskaya Alexandra Miskufova Valentina Pantalena Marie Schild Marie Torrione | Directeur : Lada Umstätter | Chef de service : Javier Fernandez-Contreras | Chef adjoint : Valentina di Luigi | Équipe technique : Xavier Plantevin, Charles Cuccu, Adrien Chenevière | Direction artistique : Natacha De Oliveira | Conception graphique du studio Nüssli+Nuessli | Photo de Raphaëlle Mueller | Costumes de Marc Eicher | Chorégraphie de Salomé Zielhi | HEAD – Genève
Il était une fois, en 2084, la prophétie annoncée depuis près d'un siècle qui s'est finalement abattue sur notre monde. Venise, le joyau des lagunes, a sombré sous les eaux impitoyables, engloutie par des vagues voraces. Milan, Paris et Londres, autrefois fières citadelles, ont été contraintes de s'incliner devant l'océan, devenant des ports soumis à son implacable volonté. Tandis que certains royaumes se voyaient amputés de la moitié de leur territoire, d'autres étaient saisis par un soleil de plus en plus brûlant et pris dans les griffes d'une pollution stagnante. Les âmes de ces terres submergées, telles des naufragées en détresse, s'enfuirent. Certaines ont trouvé refuge parmi les majestueux sommets montagneux, tandis que d'autres ont cherché asile dans des contrées moins exposées à la fureur des éléments.
Mais les portes infranchissables de la Norvège, de l'Écosse et de nombreux royaumes africains se sont fermées devant ces vagues migratoires. Une armada de garde-côtes, tels des guerriers intrépides, s'est mobilisée, repoussant avec une férocité croissante les navigateurs en détresse, renvoyant leurs bateaux et chalutiers vers leurs terres d'origine, selon les coutumes ancestrales. Ces réfugiés climatiques, souvent regroupés en petites tribus, n'ont pas trouvé grâce aux yeux des lois établies lors de la Convention de Genève en 1951. Ainsi, condamnés à un nomadisme révolu, ils ont dû s'ingénier à rassembler les maigres ressources dont ils disposaient, façonnant des objets rudimentaires pour se protéger des vagues déchaînées et maléfiques, et de la torpeur brûlante qui s'abattait sur eux sans relâche.
2084 : UN DIORAMA DU FUTUR
2084, Diorama du futur est une spéculation architecturale sur les défis de l'ère post-Anthropocène. Le scénario traite de la reconstruction d'un futur proche dans lequel certaines villes sont submergées, tandis que d'autres subissent des conditions extrêmes, conséquences directes de l'urgence climatique. Au milieu de ces turbulences, un groupe diversifié d'explorateurs humains et non-humains est parachuté en 2084, faisant face au défi de la survie et de la reconstruction.
Conçu par les étudiants du MAIA, le projet transforme une partie des annexes historiques de la Villa Bagatti Valsecchi en un diorama dynamique et performatif invitant les visiteurs à réfléchir aux dilemmes environnementaux et sociétaux contemporains. Alors que les dioramas du XIXe siècle présentaient des visions romantiques de natures exotiques derrière des écrans de verre qui détachaient les visiteurs de leurs complexités, le Diorama du futur insère les visiteurs au cœur même des environnements endommagés, appelant à de nouvelles actions écosystémiques. Dans ce grand dispositif, les étudiants et les visiteurs joueront le rôle d'habitants d'un vivarium en mutation, dont l'évolution problématisera la relation entre la représentation, l'action et le changement climatique.
Un spectacle/performance de MAIA, Master of Arts in Interior Architecture, HEAD - Genève à Alcova, Milan Design Week 2024.
Le projet est dirigé par Youri Kravtchenko & Javier Fernandez-Contreras avec Cécile-Diama Samb, Shizuka Saito et Dany Champion


















